Alexandre

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UFR LLSH - dép. Lettres Classiques et Modernes

Av. du Doyen Poplawski BP 1160

64013 PAU Université Cedex

 

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Du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 15h30

lettres.modernes-classiques@univ-pau.fr (lettres.modernes-classiques @ univ-pau.fr)

 

Tél : 05 59 40 73 17

Fax : 05 59 40 79 50

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Lettres classiques : Alexandre

Après avoir obtenu ma Licence de Lettres Classiques à l’Université de Pau des Pays de l’Adour, j’ai entamé un Master, dans un souci de continuité, afin de tenter le fameux CAPES, diplôme qui permet d’accéder au statut de professeur – de Lettres Classiques dans mon cas — en collège et lycée… que j’ai obtenu du premier coup ! En fait, tout a été réuni pour que mes études soient couronnées par les lauriers du succès !

La fac de Pau n’est pas de ces grandes universités où l’on se perd, tant le site est vaste et le nombre d’étudiant presque infini. C’est une petite université, paisible et presque familiale, dans une ville pourtant très étudiante, « qui bouge ». Ce facteur est important, car on n’est pas dégoûté par l’UPPA, ni tenté de trop se laisser aller : on peut tout à fait combiner cours et sorties, et donc la réussite dans le domaine scolaire et privé ! Et je peux vous dire qu’ayant débuté ma première année après le Bac par une Hypokhâgne (la première année des Classes Préparatoire aux Grandes Ecoles de Lettres), cela m’a permis de revivre lorsque j’ai quitté cette école au second semestre, pour l’UPPA. En effet, en CPGE, ce qui prime, c’est le travail, le travail acharné dans de multiples matières qui n’intéressent pas forcément : l’histoire, la géographie, la philosophie et les lettres modernes ne me passionnaient pas toujours, mais il fallait quand même s’investir à fond dans toutes les matières, quitte à ne plus avoir du tout de temps pour moi. Il m’est par exemple arrivé de travailler sur une dissertation de français tous les soirs d’une semaine, et même jusqu’à 2 heures du matin, en plus des cours la journée (et des contrôles de leçons à réviser bien entendu), pour au final récolter la fabuleuse note de 03/20… C’est quand ce schéma s’est répété plusieurs fois par mois que j’ai dit « STOP ! » : cela convenait très bien à d'autres camarades mais j'ai pris conscience que cela ne me convenait pas à moi. Heureusement, un partenariat existe entre la prépa de Pau, et l’UPPA, ce qui m’a permis de rester dans mon appartement à Pau, évitant que je ne parte pour Bordeaux ou Toulouse par exemple, et donc de chercher à nouveau un appart’ et tout ce que cela entraîne. Comme je suis originaire des Landes, vers Aire-sur-l’Adour, je préférais rester à Pau ! Mon « transfert » vers la fac s’est fait sans soucis : j’ai été pris en charge par les professeurs. Mon 1er semestre, que j’ai donc passé en prépa, a été automatiquement validé : je n’ai pas eu à passer les partiels.

À la fac de Pau, en Lettres Classiques du moins, l’esprit familial est encore plus accentué : du fait que nous ne sommes pas 2 000 dans un amphithéâtre, le professeur nous connaît, s’attarde sur nos problèmes, ne nous laisse pas tomber, est humain avec nous. De plus, les professeurs de latin et de grec, à Pau, ne sont pas comme tout le monde s’imagine : des vieillards ne parlant entre eux qu’en latin, aigris par leurs quatre-vingts ans et leur manque de vie sociale dû à leur passion dévorante pour les vieux livres et la poussière ! Nos enseignants ont du punch, du panache, de la tchatche, de l’énergie à revendre et une ouverture d’esprit formidable, et rare de nos jours.

Comme la plupart peut s’en douter, les Lettres Classiques n’attirent pas tout le monde, en partie parce que les options latin et grec ne sont soit pas assez proposées en lycée, soit pas assez attrayantes. Pourtant, notre bonne vieille langue française actuelle repose à 90 % sur des mots de ses deux "ancêtres", et ce ne serait qu’irrespect de l’oublier, à mon goût. Quand vous étudiez le latin et le grec, vous pouvez vous vanter de faire ce que tout le monde ou presque considère comme réservé à l’élite, parce que, selon une légende sans grand fondement, il serait trop compliqué d’apprendre un alphabet différent du nôtre actuel ou bien trop inutile d’apprendre une langue à ce jour disparue… Ou presque !

Concernant les cours suivis en Lettres Classiques, bien sûr, on traduit des textes, c’est comme cela qu’on apprend ou réapprend, d’ailleurs, la rigueur de la grammaire française et l’origine insoupçonnée de mots du quotidien, mais on s’instruit aussi sur la vie quotidienne antique qui a beaucoup influencé sur l’actuelle, on s’émerveille devant des légendes extraordinaires, qui, pourtant, comportent une morale qui servirait bien à beaucoup aujourd’hui… Par ailleurs, on suit des cours avec nos camarades de Lettres Modernes – tout comme eux peuvent suivre nos cours de Lettres Classiques – comme le français ou bien les langues modernes telles que l’anglais ou l’espagnol ; comme quoi, même si nous pouvons être fascinés par les vieux écrits, nous restons bien des ados du XXIe siècle ! Inutile de vous dire que le travail est parfaitement rétabli sur la semaine : je n’ai, durant toutes ces années à la Fac, jamais travaillé la nuit !

J’ai l’impression d’avoir fait le meilleur choix, en m’inscrivant à l’UPPA : à présent que j’ai passé plusieurs années formidables avec des professeurs et des camarades incroyables, que j’ai obtenu une Licence, bientôt un Master et évidemment le CAPES, que mon avenir est tout tracé, avec un CDI à vie dans l’enseignement des Lettres Classiques, comment mettre en doute que s’inscrire en Lettres Classiques assure un avenir ?

Vous ai-je dit que vous pouvez commencer les langues anciennes à la fac, sans donc en avoir fait auparavant ? J’avoue qu’au collège, le latin puis le grec ne sont guère passionnants – sans doute n’avons-nous pas assez de maturité et de recul pour comprendre toute l’importance et le côté passionnant de telles matières durant notre préadolescence ! De ce fait, vous qui avez jadis été dégoûtés par ces langues que vous décrivez comme mortes et enterrées, essayez de vous y replonger, juste par curiosité, vous verrez que ce n’est pas aussi barbares que ce que vous croyiez !

Et, pour cela, l’UPPA de Pau est l’endroit rêvé !