Cindy

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UFR LLSH - dép. Lettres Classiques et Modernes

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Lettres classiques : Cindy

C’est au printemps de l’année 2011 que j’ai entendu parler pour la première fois de Pau. Mon professeur de linguistique romane de Rostock (en Allemagne) me parlait à plusieurs reprises de l'environnement idéal de cette ville charmante (« Un jour, vous pouvez vous promener en pleine montagne et le lendemain vous reposer à la plage ! ») et de son agréable petite université.

Comme j’ai toujours apprécié les villes qui ont toutes les commodités d’une métropole sans l’être et l’atmosphère et les conditions d’études dans des structures à taille humaine, je me suis très vite rendu compte que Pau serait l’endroit idéal pour mon séjour Erasmus.

Je suis donc venue pour la première fois à Pau en janvier 2012 pour trois mois. J’ai été inscrite en licence de lettres. Les étudiants autant que les enseignants que j’ai rencontrés étaient tellement accueillants que j’ai pu profiter de mon séjour dès le jour même de mon arrivée. À la demande du professeur qui s’est occupé de moi alors que je n’étais même pas encore arrivée, une de mes futures camarades de cours m'avait accueillie chez elle sans me connaître pour mes deux premiers jours, comme une amie. Le soir même de mon arrivée, elle m’a invitée à une soirée avec ses amis qui sont ensuite devenu aussi les miens – ce qui m’a évité de faire une erreur répandue chez des étudiants Erasmus : s’entourer avant tout de leurs compatriotes. Et c’est cela, finalement, qui a fait que ma maîtrise de la langue française s’est améliorée plus que je n'aurais pu l'espérer en si peu de temps.


Outre cette chaleur des étudiants, ce sont les enseignants-chercheurs qui m’ont passionnée. Au Centre de Recherche de Poétiques et Histoire Littéraire (CRPHL), j’ai eu le plaisir de faire connaissance avec un grand nombre d’enseignants-chercheurs qui savent combiner ces deux facettes de leur profession, de telle manière qu’ils ne transmettent pas seulement leur savoir – ce qui, en soi, serait déjà énorme – mais qui arrivent en même temps à transmettre leur passion. C’est grâce à l’une d’entre eux que j’ai redécouvert « le plaisir des mots » que j’étais en train de perdre et que j’ai finalement osé me lancer dans la recherche (qui me passionnait depuis toujours) et quitter le chemin rassurant qui m’aurait amenée vers une carrière de professeur d’école.

Quand j’ai découvert le principe du master recherche qui, au moins dans les facs que je connais, n’existe pas en Allemagne, j’ai été ravie. Et comme j’étais ravie au même titre des conditions de vie et d’études, j’ai décidé de ne pas terminer mes études à Rostock comme je l’avais prévu, mais de revenir à Pau pour faire ce master. Avant de rentrer en Allemagne, j’ai parlé de cette idée à beaucoup de mes professeurs palois, dont ma future directrice de recherche qui m’a énormément soutenue et le fait toujours. Évidemment, la direction d’une étudiante étrangère qui, en plus des problèmes "ordinaires", a des soucis d’expression, demande une grande implication et une grande disponibilité.

Une fois rentrée à Rostock, j’ai dû – en trois mois – faire la démarche administrative pour changer de parcours afin d’obtenir un diplôme équivalent à la licence avant de revenir à Pau, de suivre tous les cours qui me manquaient et de rédiger mon mémoire de Bachelor en même temps. Sans le grand soutien des enseignants de Rostock et de ceux de Pau, cela n’aurait sûrement pas été possible. Depuis septembre 2012, je suis inscrite comme n’importe quelle étudiante à l’UPPA, et j’en suis très contente.

Ce qui peut paraître comme une décision précipitée est, en fait, une des meilleures que j’ai jamais prise.

Reste à espérer que mon professeur de Rostock trouvera le temps de découvrir par  ses propres yeux la ville de Pau, ses alentours merveilleux et cette petite fac extraordinaire, tant que moi je suis encore ici. Mais comme je risque de l’être encore pendant longtemps, il y a des chances !

 

Photos de la villa gallo-romaine de Séviac (Gers), lors d'une sortie organisée par les professeurs de langues anciennes, aux moutons de la vallée d'Ossau en transhumance, quel dépaysement !