Sylvie

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UFR LLSH - dép. Lettres Classiques et Modernes

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Lettres classiques : Sylvie

Tout d’abord, si j’ai choisi Pau, c’est par commodité puisque c’était l’université la plus proche de chez moi et que je pensais, au départ, faire la route tous les jours.

Peut-être même qu’au départ, au moins inconsciemment, je me disais qu’une petite université comme celle-là était certes moins prestigieuse que d’autres mais que compte tenu de mon parcours et des mes objectifs personnels qui étaient déjà de réussir à me maintenir à flot juste assez pour obtenir la licence dans les trois ans qui m’étaient impartis, ce serait déjà pas mal.

Eh bien j’ai pu me rendre compte assez vite, et même très vite, que ce choix par défaut allait certainement faire la différence au final, et que si j’allais souffrir sûrement -mes neurones étant un peu rouillés- j’allais aussi me régaler !

J’ai 42 ans et je reprends les études dans le cadre d’un congé de formation (une opportunité offerte à tout salarié désireux de se reconvertir ou simplement de se cultiver).
D’abord inscrite en lettres modernes tout simplement parce que je ne connaissais pas l’existence du parcours classique, j’ai assez vite envisagé de passer en classiques car j’ai adoré le latin, alors pourquoi pas le grec ?

Malheureusement, l’année avait déjà commencé, je n’avais déjà jamais fait de latin et je reprenais des études universitaires après 20 ans loin des bancs de l’école, est-ce que c’était bien judicieux de m’attaquer au grec avec un semestre de retard et de basculer en classiques en cours d’année ? Peut-être pas, j’ai laissé tomber. J’en étais là quand j’apprends par une professeur de latin qu’il était tout à fait possible, à Pau, de changer de parcours en cours d’année, et que les professeurs de grec m’accepteraient volontiers, me donnant même volontiers des cours de rattrapage.

Et voilà comment j’ai intégré « les classiques », et non seulement je n’ai jamais eu à le regretter, mais je m’en suis souvent félicitée ! Alors que c’est surtout à la chance qui m’a menée à Pau, et aux professeurs de lettres en général, et de classiques en particulier, que je le dois !! Je leur garde une profonde reconnaissance : toujours disponibles, tellement patients et si passionnés, voilà deux ans que je suis les cours à Pau et je suis restée captivée comme au 1er jour. Je n’aurais jamais adhéré au latin comme je l’ai fait sans une professeur soucieuse de chacun de ses étudiants, ne laissant personne derrière. Et le latin, je peux vous assurer que les 1ers jours, pour moi, c’était vraiment de l’hébreu ! Le cours était adapté aux débutants mais progressait relativement rapidement, et pourtant je n’ai jamais eu peur de couler à pic grâce au soutien constant des professeurs qui nous ont même donné des cours de soutien, bénévoles, des cours qui pour moi en tout cas ont fait la différence : d’abord en me rassurant mais aussi en apportant les réponses aux questions qu’il n’était pas possible de poser en cours tellement j’en avais !

Même chose en grec où des cours supplémentaires m’ont permis de me remettre à niveau malgré tout un semestre de retard. Dans une université comme Toulouse, ça n’aurait même pas été envisageable.
Que ce soit les professeurs de lettres modernes ou de classiques, la disponibilité ne fait jamais défaut et les professeurs nous connaissent tous, ce qui est tout simplement matériellement impossible dans des universités plus grandes comme Bordeaux ou Toulouse. Je peux en tout cas comparer avec Toulouse par expérience car j’y ai été inscrite il y a une vingtaine d’années, j’en ai encore des échos aujourd’hui par des étudiants ou des professeurs. Bien sûr les professeurs y sont tout aussi compétents qu’à Pau, mais les effectifs sont tellement plus nombreux qu’ils ne peuvent pas accorder leur attention à chaque étudiant comme c’est possible dans une petite université à échelle humaine comme Pau. Et puis il y a l’environnement lui-même, dans le quartier défavorisé du Mirail, qui fatalement ne se prête pas aux études comme celui (beaucoup plus champêtre !) de Pau.

Pour moi, ça a été un changement radical avec mes premiers contacts avec le monde universitaire, rien à voir, et croyez-moi, si c’était à refaire, je le referai… à Pau !

Bonne chance dans vos études !